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Le gaz de schiste en Algérie.

Les travaux d’exploitation du gaz de schiste dans le Sud algérien ont cessé depuis quelques mois. La Sonatrach (Société Nationale pour la Recherche, la Production, le Transport, la Transformation, et la Commercialisation des Hydrocarbures) a décidé de suspendre son activité dans le gaz de schiste.

La vaste mobilisation citoyenne d’opposition au gaz de schiste aurait-elle fait céder le pouvoir ? Les milliers d’Algériens qui sont descendus dans les rues d’In Salah auraient-ils eu raison de ce nouveau mode d’extraction ? L’entreprise algérienne aurait-elle enfin compris les menaces sur l’environnement et la santé ?

Bien sûr que non ! La raison est économique ! La dégringolade du prix du baril de pétrole, aux alentours des 40 dollars, entraîne la chute des cours du gaz de schiste. La Sonatrach ne peut plus faire face aux coûts d’exploration avec un cours si bas. Au lancement des travaux, à la fin 2014, le baril atteignait les 100 dollars. L’état algérien espérait compenser la perte des revenus liée au pétrole avec les gisements nombreux se trouvant dans son sous sol saharien. Pour autant, la Sonatrach explique qu’elle ne renonce pas à l’exploitation des gaz de schiste, mais que la reprise dépendra d’une remontée du prix du baril de pétrole aux alentours des 80 dollars. Niveau pour lequel, son exploration est rentable.

Autant dire que le combat continue pour la population qui est directement menacé par la pollution engendrée par les techniques de fracturation hydraulique. Il faut rappeler que sous les plateaux et les dunes du Sahara, se cache une nappe phréatique : l’albienne, la plus grande réserve d’eau douce avec près de 50.000 milliards de m3. Alors, l’exploration du gaz de schiste mérite-il que l’on sacrifie un si joli bijou de la nature ?

Charles Denier.




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